Le bilan d’Obama : entretien avec Vincent Michelot

Vincent Michelot est professeur des universités et directeur des relations internationales à Sciences Po Lyon. Il vient de diriger l’ouvrage Le bilan d’Obama, publié aux Presses de SciencesPo.

Pourquoi dresser le bilan de Barack Obama ?

Un Président Obama qui aurait un Congrès démocrate pourrait mettre un programme qui ne serait plus législatif mais réglementaire. Les deux mamelles d’un deuxième mandat Obama c’est l’application de la réforme de la santé et de Wall Street. Ce sont déjà deux objectifs très ambitieux. Selon la composition du Congrès, on parlera soit d’application, soit d’abrogation.

Quel est son bilan diplomatique ?

La politique étrangère des États-Unis, c’est comme un supertanker, pour tourner sur son aire et entrer dans le port, c’est très long.

ObamaCare face à la Cour Suprême : entretien avec Vincent Michelot

Vincent Michelot est professeur des universités et directeur des relations internationales à Sciences Po Lyon. Il vient de diriger l’ouvrageLe bilan d’Obama, publié aux Presses de SciencesPo. Nous l’avons interrogé sur le devenir de l’Affordable Health Care Act, la réforme de la santé majeure de Barack Obama, renvoyée par 26 gouverneurs Républicains devant la Cour Suprême.

Partie 1 : L’examen d’ObamaCare par la Cour Suprême

 En cas de censure totale de la loi, le camp Démocrate verrait dans l’élection une espèce de mandat contre la Cour Suprême et contre la volonté de 5 juges non-élus qui auraient été à l’origine d’une décision qui serait véritablement vue comme une façon par la Cour Suprême d’outrepasser ses pouvoirs constitutionnels.

Partie  2 : La place dans la campagne d’une loi révélatrice tant de la philosophie politique que de la méthode Obama.

On a là une réforme qui est un exemple typique voire caricaturale d’un centrisme pragmatique et contrairement à la réforme Clinton, c’est une réforme qui a été adoptée. […] On construit un système à partir de ce qui est existait. Il faut abandonner le rêve d’un grand soir de la couverture santé aux États-Unis. On est arrivé au maximum de ce qu’on pouvait attendre en terme de compromis politique.

La question réelle, en fait, et là ce sont plus les économistes de la santé qui ont la réponse beaucoup plus que nous les politistes, c’est celle d’abord du véritable coût de la réforme mais aussi du véritable coût en terme d’économies, une loi qui va permettre de contrôler les dépenses de santé.