In Goldman Sachs we trust

Vincent Dozol Vincent Dozol on 20 décembre 2016
Article publié par Libération, 16 décembre 2016 
Donald Trump, qui a fait campagne en fustigeant les liens entre Hillary Clinton et la finance, a choisi trois dirigeants de l’empire bancaire, dont son président Gary Cohn, pour sa future administration.

Dans sa dernière vidéo de campagne aux relents antisémites, Donald Trump attaquait «ceux qui contrôlent les leviers du pouvoir à Washington» avec des images de Lloyd Blankfein, PDG de la banque d’affaires Goldman Sachs, accompagné de Janet Yellen, présidente de la Fed, et du financier milliardaire George Soros. Trump dénonçait dans son discours «la structure du pouvoir mondial, responsable des décisions économiques qui ont volé notre classe ouvrière, dépouillé notre pays de sa richesse et mis cet argent dans les mains de grandes corporations et entités politiques». L’alors candidat républicain fustigeait la finance prédatrice, les discours rémunérés de Hillary Clinton devant des représentants de Goldman Sachs, une banque qui la «contrôle totalement».

A peine plus d’un mois après son élection, le rétropédalage est spectaculaire : le président élu a choisi lundi Gary Cohn, le numéro 2 de Goldman Sachs et considéré comme le successeur de Lloyd Blankfein à la tête de la banque, pour devenir son premier conseiller pour les affaires économiques. Ancien trader et proche de Jared Kushner, gendre de Trump, Cohn prendra la tête du Conseil économique national. Quelques semaines plus tôt, le 30 novembre, il avait déjà choisi Steven Mnuchin, l’ex-directeur des finances de sa campagne, au poste de secrétaire au Trésor. L’homme a commencé sa carrière à Goldman Sachs, où son père, Robert, fut un trader réputé. Après dix-sept ans de service, Steven Mnuchin a travaillé pour George Soros, avant de lancer son propre fonds d’investissement puis de diriger la banque OneWest, qui a fait fortune dans les saisies immobilières après la crise des subprimes. Mnuchin, qui s’est plutôt illustré ces dernières années dans la production hollywoodienne (Batman v. Superman), n’a aucune expérience politique.

«Wall Street is back, baby !»

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Vincent Dozol

Posted by Vincent Dozol

Journaliste, correspondant pour la presse française à New York et Washington D.C. vincent.dozol@bullypulpit.fr

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