Article publié par Télérama, 16 juin 2017 

Ex-star de Fox News, la journaliste Megyn Kelly crée la polémique sur NBC News en recevant dimanche 18 juin, le patron d’un site d’extrême droite, Alex Jones, adeptes des thèses complotistes et proche de Donald Trump. Certains annonceurs ont déjà suspendu leurs publicités.

Après douze années chez Fox News qui ont fait d’elle une présentatrice vedette, Megyn Kelly 46 ans, est passée à la concurrence sur NBC News et a choisi d’interroger Vladimir Poutine pour ses premiers pas sur la chaîne. L’interview, diffusée le 4 juin 2017 devant plus de six millions de téléspectateurs, fut un flop. Le président russe a nié d’un air dédaigneux toute ingérence dans l’élection américaine et s’est moqué des questions de Megyn Kelly.

La deuxième émission de Sunday night with Megyn Kelly, diffusée le 18 juin prochain, fait déjà polémique. Elle met à l’honneur Alex Jones, animateur de radio, patron du site d’extrême droite Infowars, qui diffuse régulièrement des théories complotistes. Alex Jones a qualifié le massacre de l’école primaire de Sandy Hook à Newton (Connecticut) en 2012, où vingt enfants et six adultes ont été assassinés par Adam Lanza, de « canular » créé par des forces hostiles au deuxième amendement de la Constitution qui garantit à tout citoyen le droit de porter une arme.

The Alex Jones Show est suivi chaque semaine par environ deux millions de personnes et diffusé sur plus de soixante stations de radio locales. Sur son site et dans les « documentaires » qu’il produit à la chaîne, le Texan rubicond se présente comme « un libertarien qui aime le programme des républicains », il part en guerre contre le « nouvel ordre mondial », les « élites mondialistes », les communistes, Black Lives Matter, le gouvernement tyrannique de l’Amérique ou accuse Barack Obama d’être « un wahhabite pur et dur », membre d’Al-Qaïda.

L’homme le plus paranoïaque d’Amérique

Dans un extrait promotionnel de l’émission, Alex Jones répète que « le 11-Septembre est un coup monté de l’intérieur ». Il reconnaît que des enfants sont morts à Newton, mais précise que la tuerie comporte « des anomalies ». Celui que le magazine Rolling Stone qualifie d’« homme le plus paranoïaque d’Amérique » a d’ailleurs fait savoir qu’il ne voulait pas que son interview avec Kelly soit diffusée car ses propos auraient été « déformés ».

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Vincent Dozol

Posted by Vincent Dozol

Journaliste, correspondant pour la presse française à New York. vincent.dozol@bullypulpit.fr

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